- 📄 Le contrat est obligatoire dès le premier jour d’accueil.
- ⏱️ Il doit inclure des infos clés comme les horaires, la rémunération, les congés et la période d’essai.
- 🚫 Certaines clauses sont interdites (et donc non valables).
- 🗂️ Des documents annexes sont utiles pour éviter les malentendus.
- 🎯 Le contrat doit être adapté à votre façon de travailler et aux besoins de la famille.
Les mentions obligatoires
Le contrat de travail, c’est vôtre feuille de route professionnelle, votre fil rouge, celui qui guide votre quotidien d’assistante maternelle. 💡 Il encadre l’accueil de l’enfant, les engagements de chaque partie et vous protège en cas de litige. Quelles sont les mentions imposées par la loi ? ⚖️- Vos coordonnées et celles de votre employeur.
- La date de début de contrat (sa durée s’il est temporaire).
- Le type d’accueil : temps plein ou partiel, variable…
- La mensualisation choisie : année complète ou incomplète.
- Les horaires et jours d’accueil prévus.
- Votre taux horaire brut et salaire mensuel brut.
- Le montant de vos indemnités (entretien, repas, trajet).
- La période d’essai (durée et modalités) ainsi que la période d’adaptation.
- Les conditions de congés payés, absences et jours fériés.
- La procédure de rupture du contrat.
La période d’essai n’est pas automatique (mais fortement conseillée) ! Pour qu’elle soit valable, elle doit être précisée dans le contrat : durée, conditions… Elle est souvent couplée à une période d’adaptation, pour que chacun prenne ses marques en douceur.
- Absences de l’enfant : Indiquez si les absences prévues sont rémunérées ou non, et fixez un délai de prévenance (par exemple 48h avant).
- Congés payés : Précisez les modalités de prise des congés : qui les fixe, à quelle période, et comment ils sont posés (par écrit, en début d’année scolaire, etc.).
- Jours fériés : Le 1er mai est toujours payé s’il est habituellement travaillé. Pour les autres, notez s’ils sont travaillés, chômés et/ou rémunérés, en fonction de votre ancienneté et du contrat.
- Heures supplémentaires : Définissez à partir de quel moment une heure devient « supplémentaire » (par exemple, au-delà de 45h/semaine), et à quel taux elle est majorée (minimum 10 %, souvent plus en pratique).
- Retards et imprévus : Une clause de tolérance peut être ajoutée (ex : 10 min max), mais vous pouvez aussi fixer des conditions de majoration ou indemnisation en cas de retards fréquents.
- Cas particuliers : Que se passe-t-il si l’enfant est malade ? Peut-il être accueilli avec un certificat ? Et si vous êtes absente de manière imprévue ? Ce type de clause vous permet de poser des limites distinctes dès le début du contrat.
Clauses interdites
Parmi les nombreuses formulations possibles, certaines ne sont ni valables, ni légales ! Et en plus de ça, elles peuvent vous poser souci en cas de p’tit couac… À éviter donc ! 🫡 À ne pas faire :- Une clause qui empêche l’employeur de mettre fin au contrat pendant une certaine période.
- L’obligation pour vous d’être toujours disponible ou de ne pas pouvoir prendre d’arrêt maladie.
- Des engagements contraires à la convention collective ou aux textes de loi.
Horaires, rémunération et congés
Les fondements de votre contrat ! 😉 La première chose à faire : en discuter avec les parents puis les poser noir sur blanc pour éviter les malentendus et tensions en cours d’accueil.Côté horaires
- Jours d’accueil (du lundi au vendredi, seulement le mercredi et jeudi..),
- Heures d’arrivée et de départ,
- Éventuelles particularités (planning à horaires variables, planning enseignant…).
Côté rémunération
Votre contrat doit mentionner :- Taux horaire brut minimum,
- Base de mensualisation choisie : année complète ou année incomplète,
- Vos indemnités : entretien (obligatoire), repas (si fournis par vous), trajet (si transport des enfants).
Côté congés payés
À préciser dans votre contrat :- Le mode de calcul (en jours ouvrables),
- Les périodes de fermeture prévues, s’il y en a (par exemple en août et à noël),
- La façon dont les dates sont décidées (imposées, fixées d’un commun accord…).
La pose des congés payés varie en fonction du type de mensualisation. Pour les contrats de 46 semaines ou moins (année incomplète), les congés ne sont pas inclus dans la mensualisation et sont à payer en plus. Pour les contrats de 52 semaines (année complète), les congés sont intégrés à votre salaire mensuel. Pensez à bien le préciser dans le contrat pour éviter toute confusion avec les familles.
Documents annexes recommandés
Ils ne sont pas obligatoires mais vous faciliteront la vie (promis !) 😉 Pour compléter votre contrat :- Le planning type ou prévisionnel du mois, pratique quand les horaires changent souvent.
- Une fiche d’autorisations parentales : droit à l’image, modalités de sorties, administration de médicaments…
- Une copie de votre agrément à jour,
- Une copie de votre assurance responsabilité civile professionnelle conforme,
- Un exemplaire de votre fiche de paie ou un récap des éléments qui la composent.
Adapter le contrat à chaque situation
Chaque famille est différente, et chaque accueil a ses spécificités ! Le contrat n’est pas figé, bien au contraire : il peut (et doit) être ajusté à votre manière de travailler et aux besoins de l’enfant. 📄 Les sections à personnaliser :- Un encart dédié à la période d’adaptation : sur combien de jours, à quel rythme…
- Une clause pour les cas exceptionnels maladie, fermeture, imprévue, garde partagée…
- Des modalités spécifiques si vous accueillez un enfant porteur de handicap ou avec un suivi médical régulier.
Ne signez pas le contrat le jour de la rédaction ! ✒️ Prenez le temps de bien vous en imprégner, d’être sûr que chaque clause répond à un besoin précis et que toutes les situations sont couvertes. Et après une (ou plusieurs) bonne nuit de sommeil, on passe à la signature.
Questions fréquentes